En cent jours, à la demande du vice- légat du pape, un mur de 27 km s’est bâti pour protéger les comtadins d’un effroyable fléau : la peste introduite à Marseille (1720). C'est un mur de 2 mètres de haut et 0.6 m de large que des petites mains construisent sous la contrainte ( souvent « taches forcées »), pierre par pierre et sans aucun liant.

La peste à nos portes il y a 300 ans !

En cent jours, à la demande du vice- légat du pape, un mur de 27 km s’est bâti pour protéger les comtadins d’un effroyable fléau : la peste introduite à Marseille par le Grand Saint Antoine, bateau venu du Levant (1720).

C’est un mur de 2 mètres de haut et 0.6 m de large que des petites mains construisent sous la contrainte ( souvent « taches forcées »), pierre par pierre et sans aucun liant.

Les comtadins doivent faire vite car la peste a déjà atteint Apt. Le tracé est confié à l’architecte carpentrassien Antoine d’Allemand, il s’étend de Cabrières à Saint Hubert en suivant à cela près la frontière Comtat – Provence.

Mur conçu et protégé tout d’abord par les soldats comtadins en 1721. Mais en août alors que la peste a disparu du côté d’Apt, elle apparaît du côté d’Avignon. Les soldats français prennent alors le relais et finissent l’aménagement du mur. En 1723 le mur est abandonné. La peste est finie.

Une frontière et un belvédère

C'est un monument très singulier que ce mur historique édifié en 1721, long de 27 km et faisant frontière entre le Comté de Provence et le Comtat Venaissin.

Sortis de l'oubli par les bénévoles de l'association Pierre Sèche en Vaucluse, le mur et ses guérites sont, à près de 900 m d'altitude, un magnifique point d'observation des paysages vauclusiens : le plateau de Vaucluse, le Mont Ventoux...

Téléchargez la petite rando pour la découverte des vestiges de ce mur : fichier pdf 227Ko, pdf, 226ko

Longueur : 3,5 km
Temps : 2h
Dénivelée positive : 130 m
Difficulté : facile
Danger : aucun

Cartes IGN TOP25 n°3140ET, Mont Ventoux et n°3242OT, Apt Luberon