De l'Antiquité au XXe siècle

Dès l’Antiquité, dans les civilisations grecques et romaines, la lavande est déjà citée pour ses usages actuels. Au Moyen Age, c'est toujours comme plante médicinale ou essence aux précieuses vertus que l'on retrouve la lavande : elle s’avère très efficace dans la lutte contre la Grande Peste.

Et puis, début XXe, voilà « l’Or bleu » ! L'expansion, à Grasse, des industries de la parfumerie provoque une forte progression de la demande de plantes à parfum. La cueillette de l'aspic et de la lavande fine se généralise et s'organise. Au milieu du XXe s, la mécanisation et la meilleure productivité des plants favorisent l'intensification de la culture de la lavande. De nombreuses familles agricoles vivent essentiellement de la lavande.

La fin du XXe siècle marque un tournant. Dans un marché très tendu, le nombre de lavandiculteurs décroît, de même que la surface cultivée. Le paysage change, la lavande « bouge » de plus en plus rapidement. Dans les années 2000, l'apparition de nouveaux débouchés, notamment celui du « bien- être », permet de maintenir le nombre de producteurs et tend à encore améliorer la qualité de la production. (source GTA )

Culture d'aujourd'hui

La culture de lavande couvre plus de 4 000 ha et produit annuellement 84 tonnes d'huile essentielle (source CIHEF - données 2016), dont environ 19 tonnes d'Huile essentielle de lavande de Haute-Provence ou d'Essence de lavande de Haute-Provence. L'aire géographique de l'AOC d'Huile essentielle de lavande de Haute-Provence concerne quatre départements (Alpes de Haute Provence, Hautes Alpes, Drôme et Vaucluse). La lavande française est de plus en plus concurrencée par les pays à faible coût de main d’œuvre comme la Bulgarie (premier producteur mondial) et la Chine. Elle doit également faire face à des maladies comme le dépérissement qui ravage des hectares de production. (Source Ministère de l'Agriculture)