Les enfants se pressent autour de la table de fabrication du berlingot. Thierry Vial amuse les visiteurs et particulièrement les enfants. Il n’hésite pas à les interroger et à les mettre à contribution. Les petits en sont ravis ! Il nous explique que le berlingot de Carpentras et l’un des plus vieux bonbons de France...

J’ai profité d’une période de vacances scolaires pour aller visiter la Confiserie du Mont Ventoux à Carpentras. Partons à la découverte de ce bonbon typique : le berlingot !

Suite à mon inscription auprès de l’Office de Tourisme, rendez-vous était donné le mercredi à 10h.

En arrivant, j’ai le plaisir de constater que de nombreuses personnes sont déjà présentes et surtout des enfants, cela augure une visite ludique et colorée. Nous patientons dans la belle boutique aux couleurs de Provence puis Thierry Vial, le maître des lieux vient à notre rencontre avec le sourire aux lèvres et nous invite à passer de l’autre côté, dans l’atelier de fabrication.

Une bonne odeur de sucre nous accueille !

Les enfants se pressent autour de la table. Thierry Vial amuse les visiteurs et particulièrement les enfants. Il n’hésite pas à les interroger et à les mettre à contribution. Les petits en sont ravis !

Il nous explique que le berlingot de Carpentras et l’un des plus vieux bonbons de France. Il fut un temps, des dizaines de confiseurs se partageaient la production de cette douceur qui était ensuite envoyée dans toute la France. Aujourd’hui seules 2 confiseries perpétuent la tradition. Après cette courte explication historique, il nous présente les ingrédients qui composent le berlingot et demande aux enfants comment faire les petits traits blancs caractéristiques de cette friandise. Une petite fille répond « avec de la peinture », c’est merveilleux de voir la candeur des enfants mais Thierry nous laisse le suspense et nous livrera ce secret un peu plus tard…

Il nous demande de nous éloigner de la table et va chercher son chaudron de cuivre car la préparation est arrivée à bonne température, il la verse sur la table et commence à la travailler avec des sortes de spatule, il verse un arôme composé d’huile essentielle et nous demande à quoi seront aromatisés les berlingots ?

Il nous faut peu de temps pour qu’une délicieuse odeur de citron vienne nous chatouiller les narines et que la pâte prenne une jolie couleur jaune. Il travaille sa pâte en la repliant sur elle-même, puis il en récupère une poignée. Il va ensuite travailler cette pâte sucrée sur un crochet afin de faire entrer de l’air. La pâte devient donc blanche… Le mystère des traits blancs est bientôt résolu !

Il se sert donc de cette pâte désormais blanche pour l’étirer et en faire un petit serpentin qui sera appliqué sur le berlingot géant.

Cela prend forme !

Ce bonbon est ensuite installé dans une machine qui va se charger de l’étirer et de le former (la berlingotière). En bout de machine sortent des ribambelles de berlingots qu’il faut laisser refroidir avant de les séparer.

Un peu de pâte avait été mise de côté, Thierry s’en sert pour nous montrer les gestes manuels pour étirer la pâte et découper les berlingots aux ciseaux.

Il nous permet ensuite de les déguster ! Miam !

Pour terminer, nous faisons un petit arrêt devant la vitre qui regroupe toutes les boites anciennes de berlingots. Notre hôte nous fait part d’histoires et d’anecdotes. On sent toute la passion qui l’anime et grâce à laquelle il perpétue ces gestes ancestraux.

Ce petit bonbon fait partie de l’enfance des gens d’ici. Il amène outre leur douceur une avalanche de souvenirs teintés de nostalgie. Personnellement, il me rappelle mes visites chez mon arrière-grand-mère qui avait toujours un bocal rempli de berlingots dans lequel on pouvait piocher avant de partir. Ce bonbon est fait avec de bonnes choses et il nous ramène en enfance.

Participer à cette visite avec nos enfants, c’est perpétuer la tradition et créer de nouveaux souvenirs ensemble.