Conférence Les Seigneurs d'Aryana par Jean Bourgeois

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Culture

Nomades contrebandiers d’Afghanistan

Lors de son expédition dramatique de 1966 au Noshaq, le sommet culminant de l’Hindou-Kouch, aux confins nord-est de l’Afghanistan, Jean Bourgeois est fasciné par les longues caravanes nomades qui sillonnent le pays.

A peine remis de ses blessures, ayant fait la connaissance à Freyr de Danielle, qui devient son épouse, il lui propose d’approcher ensemble ces mystérieuses populations nomades. C’est ainsi que le jeune couple s’aventure pour une expérience qui transforme leur vie.

Guidés par une obstination sans bornes, repoussés durant tout un mois par les autochtones qui refusent l’ingérence de ce drôle de couple, ils finissent par opérer le contact avec une tribu en pleine migration printanière. Leur flair les a conduits vers les plus irréductibles, les plus secrets des nomades, les grands contrebandiers du Pachtounistan, les Djelalkhêl.

Obtenir leur confiance, les persuader de l’intérêt de les accepter dans la caravane, tient du miracle. C’est le miracle de l’obstination, de l’enthousiasme, et aussi de la naïveté.

Alors que Danielle nomadise d’autres cieux -elle est décédée en mars 2005-, Jean se penche sur ce passé commun, et il nous fait part, au travers du film qu’il nous présente, de la grande humanité de ce peuple en marge de notre millénaire, de notre civilisation, de ce peuple nomade qui a péri au cours des grands bouleversements récents.

Le document de Jean et Danielle est unique. De l’avis des ethnologues, spécialistes de l’Asie Centrale, personne n’a réussi ce que ce jeune couple a fait, sans interprète, sans protection militaire : s’intégrer et s’immerger dans le peuple nomade Pachtoun, et en ramener ce document qui témoigne d’un mode de vie révolu et combien interpellant.

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